mardi, janvier 20, 2015

CAPITAINE CAVERNE VS HOMO SAPIENS

C'est toujours avec une certaine émotion que nous regardons les premières représentations de nos ancêtres.

Bien que les premières manifestations de préoccupations esthétiques ou symboliques soient attribuables à l'homme de néandertal et datent du Paléolithique moyen, les plus anciennes représentations humaines sont le fait d’Homo sapiens et peuvent être datées du Paléolithique supérieur (vers 40 000 à 10 000 ans Before Present).
Regardez de plus près les lignes peintes sur les roches, examinez attentivement ces statuettes Venus...
Les réalisations qui ont traversé le fil du temps dégagent toutes une grande force artistique remarquable.
Ce n'est pas l’œuvre d'un Capitaine Caverne mais celle d'hommes et de femmes exercés à la pratique courante de la peinture et de la sculpture.

Tin Tazariff (Algerie)

Anbangbang (Australie)

Little Petroglyph Canyon (Etats-Unis)



Ta n Zoumaïtak (Algérie)

En témoigne les nombreuses peintures trouvées dans les grottes. De telles réalisations ne s'improvisaient pas!

Il fallait du matériel!

C'est au moyen de lampes en grès comme celle-ci (combustion à base de graisse animale) que les hommes s'éclairaient pour s'aventurer dans les secteurs reculés des cavités.Transportable, cette lampe produisait une lumière suffisante pour travailler.


 Une fois sous terre, il fallait trouver ou œuvrer!
Le choix des outils pour peindre, dessiner ou graver était très dépendant des exigences du support.La rugosité, la forme et la composition des parois étaient des facteurs déterminants.
Très tôt, les études d'art pariétal paléolithique ont attiré l'attention sur le traitement particulier de certaines figures, en apparence seulement ébauchées, mais dont la complétude était assurée par l'association avec des reliefs naturels qui suggéraient par leurs formes, le segment anatomique manquant.

Le quatrième Taureau de Lascaux est une peinture gigantesque (5,60m de l’extrémité de la corne à celle de la queue). L'exécution de la tête est particulièrement remarquable de part la finesse des détails.




Les hommes de la paléolithique ont été confrontés à la difficulté de l'expression de la troisième dimension.Ici les Aurochs s'écartent l'un de l'autre en symétrie.La séparation n'est pourtant pas totale car il y a superposition des contours respectifs à hauteur des croupes.



Voila donc plusieurs faits qui prouvent après réflexion que c'était vraiment une entreprise audacieuse, étudiée que de descendre peindre dans une grotte.
Capitaine Caverne n'a jamais existé.
Homo sapiens n'était pas un homme singe monstrueux armé d'une massue et frappant à tout va!
Il n'a jamais habité de grottes.(Cro-magnon enterrait ses morts est pensait déjà à la vie dans l'au -delà).
C'était un chasser-cueilleur, quasi sédentaire, qui vivait en harmonie avec son environnement.

L'Art Préhistorique est un art délicat qui dialogue avec la nature et qui ne cesse de nous surprendre.
Pour preuve qu'on découvre toujours de nouvelles grottes ici en France!

  • 1994  Grotte de CHAUVET (animaux rares félins et rhinocéros dont la datation au carbone 14 ferai la  grotte la plus ancienne du monde)

A suivre ...
Et pour plus d'informations sur ce sujet: le site d'un Archéologue passionné et passionnant: 
Jean-Paul Demoule
et d'un préhistorien de renommée mondiale:
Jean Clottes 


vendredi, janvier 09, 2015

JE SUIS CHARLIE

Nos condoléances aux familles et proches des victimes.




dimanche, novembre 23, 2014

L'ORIENTALISME de BENJAMIN-CONSTANT

(Attention! Ne pas confondre avec Benjamin-Constant l'écrivain!)
Ce peintre, injustement tombé dans l'oubli connut pourtant, il y a plus d'un siècle la gloire en France et un succès fulgurant de l'autre côté de l'Atlantique.
Sa peinture séduisit de nombreux collectionneurs américains et canadiens.

Ce coloriste hors-pair effectua une formation aux beaux-arts de Toulouse puis à Paris.
Les nouvelles possessions françaises en Afrique du nord attirent dés 1830 les premiers pionniers du tourisme.
Parmi eux des écrivains et des peintres.
Benjamin Constant fut l'un d'eux.
L'Espagne andalouse et le Maroc furent une révélation pour lui.
Il y avait la une mine d'or: une nouvelle lumière, de nouvelles couleurs, de nouveaux tons.
Que de thèmes et de sujets à aborder!


Au Bazar

D'Ingres à Delacroix, le harem enflamme les imaginaires occidentaux.Confinées dans un lieux interdit, des femmes libres de toutes contraintes matérielles, s'abandonnent à la torpeur.Immobiles, leurs corps lascifs se distinguent autour de la scène, associant la transparence des voiles aux lourd bijoux traditionnels.Dans une société ou la représentation picturale choque si elle n'est pas justifiée, le harem permet l'expression du nu.Dans les villes maghrébines les peintre trouvent modèles dans la population juive, non assignée au port du voile.

Intérieur de Harem

L'expression de l'ailleurs permet d'y faire côtoyer le nu et la mort, l'érotisme et la violence.

Caïd Tahami


A noter:
Toulouse abrite en ses murs deux œuvres monumentales de cet l'artiste.
La première «L’Entrée de Mehmet II à Constantinople» (7 mètres sur plus de 5 mètres) fait parti de l'exposition permanente du musée des Augustins.

L’Entrée de Mehmet II à Constantinople

La seconde «L’Entrée d'Urbain II à Toulouse» se trouve dans la salle des illustres au Capitole.

En ce moment et jusqu'au 4 janvier 2015
Le musée des Augustins de Toulouse etle musée des beaux-arts de Montréal s'associent pour faire redécouvrir au grand public l’œuvre du peintre:



dimanche, novembre 02, 2014

LES ANCIENS MODERNES

(Ou l'Art Contemporain des Aborigènes d'Australie)

C'est l'histoire d'un peuple rentré en résistance depuis la nuit des temps.
Un peuple dont les premiers pas en terre australe datent de 60000ans.
Les aborigènes ont survécu aux marsupiaux géants, à l’assèchement des mers intérieures, aux volcans en éruption, à la séparation de nombreuses îles actuelles.
Et dernièrement à la terrible invasion de l'homme blanc.
Cette civilisation, qui a souvent été perçue comme pauvre et démunie, est en réalité d'une très grande richesse sociale et culturelle.


A travers des activités comme la danse, la sculpture, la gravure et la peinture au sol ils entretiennent un lien étroit avec leurs ancêtres. Un passerelle mystique ou l'espace et le temps n'ont plus d' emprises.



De nouveaux supports et de nouveaux matériaux, tels que la toile et les peintures acryliques ont révolutionné dans les années 70 l'art aborigène.Lui permettant ainsi d'acquérir un nouveau statut: celui de véritable Art Contemporain.



Sans altération du sens, ni appauvrissement de la dimension sacrée de l’œuvre, l'utilisation de moyens nouveaux perpétue, régénère et enrichit la tradition tout en continuant d'affirmer son essence culturelle.
De grandes expositions à travers le monde ont permis à un plus large public d'entrer en contact avec la magie de cette culture aborigène.

Lors d'une exposition, un atelier de fabrication de patchworks était proposé.La culture aborigène est non seulement présentée mais partagée.



Les œuvres ont pour particularité de ne jamais être signées. Même si l'auteur est connu, il estime qu'il n'est pas propriétaire de son œuvre, mais que celle-ci appartient à toute sa communauté.

Envie d'aller plus loin? Voici une liste non exhaustive d'artistes étonnants:






Il était temps de rendre hommage à ce peuple qui est toujours en danger d'extinction.


mercredi, octobre 01, 2014

LE 100eme POST ! SPECIAL MISTER MOONDOG !

Pour fêter ce centième post d'ART RAIE,
 il fallait marquer le coup avec un article fort.
C'est chose faite!

Imaginez!
Imaginez que vous êtes dans le New York des années cinquante et vous rencontrez à l'angle d'un carrefour, une espèce de Gandalf dormant à même le sol.
Cet homme est compositeur – chef d'orchestre.
Cet homme est l'une des figures de la musique contemporaine.
Cet homme c'est... MOONDOG!

Louis Thomas Hardin (de son vrai nom) est né en 1916 au Kansas. Enfant, il visite avec son père une réserve indienne.C'est une véritable révélation pour lui. Il y découvre de nouvelles sonorités, de nouveaux rythmes et des chants saisissants.
En 1932, suite à un grave accident, il perd complètement la vue (un bâton de dynamite lui explose au visage).
Il fréquente alors une école pour aveugles et apprend à jouer de nombreux instruments (violon, piano, orgue).
Très vite ses compositions se situent entre musique classique et moderne. Il élabore des symphonies aux structures complexes et aux rythmes élaborés mais avec une touche de liberté propre à la musique jazz.
C'est à New York qu'il fait connaissance du compositeur et chef d'orchestre Léonard Bernstein et du chef d'orchestre Arturo Toscanini.



Il adopte un look de Viking et porte des vêtements qu'il a lui même fabriqué.
Son style vestimentaire extravagant le coupe progressivement du «monde de la musique sérieuse».
Il commence alors à jouer dans la rue sur des petits claviers bon marchés ou sur des instruments fabriqués de toutes pièces.
Le public accroche.Une foule de plus en plus dense vient écouter cet individu à l'étrange accoutrement.
Quelle musique étonnante!
Le barbu devient un phénomène underground.Il fait également la connaissance de Charlie Parker et de Benny Goodman (véritables papes du jazz à cette époque).

Moondog récite des poèmes, vend des recueils et philosophe avec qui le souhaite.
La rue est son théâtre. Il occupe un porche sans discontinuité entre 20h et 6h.
Constamment en marge de la société, il accepte la dureté et la violence de la mégapole (hivers glacials et insécurité).
Cependant il se retire parfois dans le New Jersey ou il possède un lopin de terre.

1970, lassé par les états-unis, il retourne dans la patrie de ses ancêtres: l'Allemagne (et cela, jusqu'à sa mort).
 Las-bas il trouve un public décomplexé, curieux mais aussi intéresse par de nouvelles expériences musicales.
Hardin travaille de plus belle et réalise une multitude de compositions.


Vivre dans l'obscurité, c'est vivre dans la solitude.
C'est être coupé du monde qui nous entoure.
Avec du recul, on peut penser que Moondog avait un réel besoin du regard des autres.
Lui le saltimbanque, le clochard au trois sous en poche ne pouvait vivre sans sentir battre le cœur des gens.Cette personne bienveillante composait des mélodies pour tout les habitants de «big apple» sans distinction.
Il rentra ainsi à son tour dans la vie quotidienne de nombreux passants.


Moondog laissa derrière lui un nombre impressionnant d’œuvres (on n'est pas loin de mille compositions).
Prenez donc le temps de pénétrer dans son univers.Ce n'est pas tout les jours que l'on croise un viking! Cliquez ci-dessous!

dimanche, août 10, 2014

ALLONS DANS LES JARDINS !

Cet été "ART RAIE" s'est décidément mis au vert.
Ce mois-ci deux pistes prouvant le lien évident entre la nature et l'art.
Deux rencontres entre jardiniers, artistes et décorateurs.

La première:
Depuis 1992,le domaine de Chaumont-sur-loire propose à ses visiteurs des installations ou se mélange avec goût couleurs et formes.
Je ne vous en dis pas davantage afin de préserver les surprises!
Poussez-donc la porte de ses jardins si vous êtes dans ce coin de la France, vous ne serez-pas déçu!
Sinon offrez-vous dix minutes de visite via internet.

Enfin la seconde:
En Angleterre Robin Wight réalise d'étonnantes sculptures de fils de fer.
Celles-ci sont conçues dés le début de leur créations pour s'inscrire dans un espace précis du jardin du futur propriétaire de l’œuvre.
Les créatures réalisées appartiennent au monde des elfes (les elfes étaient originellement des divinités mineures de la nature et de la fertilité).
Thème qui s’inscrit donc parfaitement dans un jardin.




Les personnages réalisés apportent une touche de magie délicate.
Une douceur qui fait le bonheur des petits et des grands.




Une fois n'est pas coutume,l'artiste présente également sur son site toutes les étapes nécessaires à la réalisation d'une sculpture (photos à l'appui).
Quel travail.Quelle patience!

Et pour ceux qui voudraient s'essayer: il vend même des kits pour réaliser vous-même une sculpture d'une vingtaine de centimètres (outil et ossature de base fournis).

Qu'il fait bon de se balader dans la nature...



mercredi, juillet 02, 2014

L'ECRIN SAUVAGE

Parce que notre mère la Terre est la plus belle, nous vous plongeons ce mois-ci dans un monde de couleurs vives et de pierres précieuses...



 David Chambon est un photographe français passionné de macro-images.
«Je me suis lancé dans cette série de photographique, il y a deux ans, quand je suis parti de chez moi très tôt.5h30, le jour se levait à peine et les champs étaient couverts de rosée.Les brins d'herbe mouillée formaient un tapis végétal dense, souple et humide.Quand je me suis baissé pour observer les plus petits habitants de la campagne, j'ai découvert d'authentiques bijoux vivants.»



La nuit, quand la température chute brutalement, la vapeur d'eau se condense, formant des gouttelettes qui s'accrochent aux corps et aux yeux des insectes.Ainsi immobilisés, ils attendent patiemment les premiers rayons  du soleil libérateur...






David Chambon

mardi, juin 10, 2014

DISNEY - DALI : la rencontre !

Disney - Dalí : la rencontre improbable!



Et pourtant VRAI !




Les deux phénomènes ont fait connaissance quelques années plus tôt.
Walt Disney présenta à l'artiste espagnol le projet sur lequel il travaillait à l'époque: un court-métrage d'animation intitulé "DESTINO".

L'histoire de Chronos (Dieu grec du temps) qui tombe désespérément amoureux d'une mortelle...
Il n'en faut pas plus pour séduire Dali.
Il travailla avec acharnement du matin jusqu'au soir pendant plus de huit mois dans les fameux studios d'animation.

Il s'impliqua dans le story-board, réalisa des centaines de croquis et d'esquisses (l'ordinateur n'existait pas encore)!

Pourtant le projet fut abandonné par la compagnie Disney qui s'orienta vers d'autres directions artistiques et économiques...

Il faudra attendre 1999 pour que le neveu de Walt Disney ressorte "Destino" des cartons et le porte jusqu'au bout!

Grâce à Internet ce court-métrage circule enfin.

https://www.youtube.com/watch?v=1GFkN4deuZU


Et si l'expérience vous a plus, sachez que le Musée Dali de St. Petersburg a crée une magnifque animation en 3D sur l'univers du peintre !Nous vous recommandons chaudement de la consulter

samedi, mai 03, 2014

FRIDA



Les années passent et FRIDA KALHO reste toujours l'unique peintre à avoir exprimé avec tant de force ses propres sentiments de souffrance physique et moral.


Mais comment le faire quand on est ligoté dans un corset de plâtre ou immobilisé des jours et des jours avec une colonne vertébrale en miettes?
Elle a su, au plus profond de sa solitude trouver en elle la force salvatrice.
Une énergie formidable.
Une résilience.
Résister, vivre crier, s'exprimer.
Se battre encore et encore face à la douleur.




Dotée d'une âme 100% mexicaine (comme son mari Diego Rivera), son œuvre fait référence à l'histoire et aux coutumes de sa terre natale.
Pendant longtemps les toiles de ce couple terrible n'ont pas été réunies en un même lieu d'exposition. La ville de Paris en début d'année a réparé cet affront (exposition à l'orangerie dans le jardin des tuileries).


  

Un film, réalisé en 2002 et qui porte son nom retrace sa vie tourmentée.
Je vous encourage à le voir même si le déroulement chronologique de la biographie de l'artiste mexicaine est écorné et certains faits traités un peu rapidement...






jeudi, mars 27, 2014

BRAD KUNKLE

Le symbolisme, mouvement littéraire et artistique apparu vers la moitié du dix huitième siècle revient en force avec le travail actuel de BRAD KUNKLE.
Découvrez ce mois-ci dans ART RAIE un univers romantique saupoudré de mythologie.
Un univers plein de mystères...


Brad Kunkle est un peintre américain (né en 1978).
Il a la particularité de travailler avec de véritables feuilles d'or et d'argent.
Selon la source de lumière du moment et suivant la position de l'observateur par rapport à la toile, le contraste perçu n'est pas le même.


 





Si brad utilise l'or et des couleurs principalement dorées pour constituer ses œuvres, ce n'est pas un hasard.Ce métal précieux fascine depuis des siècles et des siècles.Il apporte bonheur, beauté, richesse mais aussi cupidité, guerres et corruption des âmes...
C'est sur ce principe d'équilibre délicat qu'oscille l’œuvre du peintre.



Alors oui, sa peinture n'est pas vraiment gai mais laissez-vous emporter un court instant par sa douce nostalgie et découvrez son monde parallèle...

samedi, mars 01, 2014

ALEXA MEADE


Ce mois -ci "ART RAIE" présente ALEXA MEADE, une artiste américaine à la démarche aussi surprenante qu'originale.

En effet, celle-ci peint directement sur des sujets humains!

Ensuite soit les sujets sont positionnés dans un décor entièrement peint, soit ils sont placés dans un environnement naturel.
Les scènes sont ensuite photographiées!
Le résultat est saisissant!Voyez plutôt!






Et maintenant ça continue ici !


lundi, février 10, 2014

THE MONUMENTS MEN

 Alors que le film "Monuments Men" arrive sur les écrans de cinéma, le magazine "juxtapoz" est revenu sur cette période si noire de la seconde guerre mondiale.
Les nazis n'étaient pas assez rassasiés d'avoir tuer leurs victimes, ils les dépouillaient aussi de leur histoire...




samedi, février 01, 2014

STEPHANIE LEDOUX


Ce mois-ci, nous allons voyager!

Sur les traces d'une globe trotteuse et portraitiste: STEPHANIE LEDOUX
Elle possède un talent fou!
Les voyages commencent avec la prise de photos.
Le hasard des rencontres avec les populations locales, la découverte de paysages.
Ensuite arrive le temps du portrait.

C'est ainsi que cette toulousaine a composé plus d'une soixantaine de carnets de voyage!
Nous sommes plongés dans un univers exotique, épicé, rassasié de couleurs chaudes...


Visiter donc la ville rose ainsi que l'exposition réalisée dans le cadre du festival «Made in Asia»:

Sans oublier son magnifique blog:

jeudi, janvier 23, 2014

SIRENE

Voici ma dernière production: visible sur

http://thexposition.w.pw/les%20peintures%20sur%20toile.html
A vous de jouer...!

mercredi, janvier 01, 2014

GEOFF Mc FETRIDGE

Après avoir digéré les bulles de champagne du réveillon, ART RAIE se remet en selle et repart pour une nouvelle année à la recherche de pépites visuelles!

Les deux magazines JUXTAPOZ et KIBLIND (deux grande références) ont consacré leur numéro respectif de décembre sur GEOFF Mc FETRIDGE.
Ils avaient bien raison!Personne ne passe à côté de ce phénomène!

Il est vrai que cet homme est une machine à idées.Son sens du graphisme est formidable:
il débarrasse ses dessins de superflu afin d'émettre un message visuel fort.

Avant tout, son parcours professionnel dans la PUB est jalonné de succès:
Après des études à Alberta (Canada), il passe la frontière pour s'installer en Californie (ben voyons).Il est engagé chez «Grand Royal», le magazine des BEASTIE BOYS.
Plus tard, il fonde son propre studio graphique.Il enchaîne alors contrats sur contrats.Quelques marques prestigieuses: Nike, Pepsi, Stussy, Burton.
Côté cinéma, il participe aux génériques des films: Virgin Suicides (de Sofia Coppola), Adaptation ( Spike Jonze), Max et les Maximonstres (encore Spike Jonze)...
Bref que du beau monde...!

Aujourd'hui, ce sont ses travaux, réalisés à titre personnel,qui sont sous la lumière des projecteurs.
Lignes épurées, équilibre des compositions et couleurs adaptées.Nous entrons progressivement dans SON UNIVERS...

lundi, décembre 02, 2013

samedi, novembre 30, 2013

A LA RECHERCHE DE L'EQUILIBRE

Toujours dans l'esprit de comprendre les clés d'un tableaux aux compositions audacieuses, deux toiles ont retenu mon attention.
Si la première toile dégage austérité et tristesse, la seconde en revanche impulse légèreté et gaieté!
Toutes deux cependant repoussent au maximum les limites de l'équilibre afin de délivrer un message fort d'émotions...

Voici donc «Arrangement en gris et noir-dit, la Mère de l'Artiste» de JAMES MC NEILL WHISTLER (1834-1903) et «Étoile» de DEGAS (1834-1917)



Commençons par le premier tableau:
«Arrangement en gris et noir-dit, la Mère de l'Artiste» 144*162

Nous avons là une peinture contemporaine dans ses choix de dispositions.
La façon de traiter l'espace, la conception des plans, le choix ultime des couleurs portent vers la modernité.
Le fond gris, quasi uni pose une touche de neutralité.
Le rideau gris foncé plonge verticalement. Il est marqué de motifs japonais.(Une référence pour plusieurs artistes de l'époque).
Le visage, si «dur»du modèle perché au sommet d'une longue robe noire.
Enfin la mise en abyme: le tableau accroché au mur.Cet élément est une véritable ancre de la scène.Il est l'élément fédérateur , l'élément liant de l'ensemble.




Deuxième tableau:
«Étoile»  58*42

Les danseuses furent un long sujet exploité par Degas.
A ce jour, il est le seul qui a vraiment à réussi présenter avec brio le vrai visage de la danse classique à travers son univers pictural.
Le rideau du fond occupe la moitié de la toile.On y aperçoit dissimulées d'autres danseuses et un homme (peut-être le responsable de la chorégraphie).
Les couleurs estompées du dessin traduisent la grâce éphémère de positions contre nature, que le public croit aisées et naturelles.
La danseuse semble littéralement s'envoler...flotter dans les airs...
Les fleurs rouges sur le tutu captent immédiatement le regard du spectateur.
La peinture a immortalisé cet instant éphémère! 





Ce sont là deux belles réalisations.
La force des contrastes et des couleurs donnent une image avec un impact fort.
Les valeurs des formes jouent un rôle important dans la perception du plein et du vide.

Les peintres, par leur recherche de la composition ont obtenu l'expression recherchée.Celle-ci est intelligible et forte.
Bravo!
Et c'est pour cela qu'on ne se lasse pas de ces compositions un siècle après...!


Si c'est notions d'équilibre vous intéresse, visitez donc ceci:



samedi, octobre 26, 2013

MODIGLIANI REVISITE !

Ayant récupéré récemment un livre illustré sur ce  peintre (né en1884-mort en 1920) je pensais retrouver la flamme de mes 20 ans. Période ou cet artiste accrocha mon attention. Sa vie (tragique) et sa peinture (qui flirtait avec l'Art Primitif) m'avaient alors tant troublé.
Depuis les années sont passées et ma vision des choses a bien changé.
Je ne vois à présent que des visages  éteints, tel des zombies, sans aucune expression si ce n'est que de la tristesse. Les yeux sont  effacés. Les regards sont vides.Ses toiles dégagent toujours un sentiment  de lassitude extrême mélangée à de la soumission...


Le voile de ce lourd romantisme est tombé.
Ce soir j'ai réalisé un  sacrilège: celui de déformer une de ses œuvres "Femme à la cravate-1917".
Je n'en pouvais plus: 

"  NON A LA FIN DU MONDE!!!  "


                                               Avant                                 Après