dimanche, septembre 04, 2016

MIGUEL CHEVALIER

Septembre c'est la rentrée mais ART RAIE vous amène de nouveau en voyage !
Un voyage dans un univers numérique lumineux.
Un univers moderne qui refuserait de perdre le contact avec la nature et la poésie.
Bienvenu dans le monde de MIGUEL CHEVALIER.




Depuis la fin des années 70, l'artiste plasticien Miguel Chevalier utilise l'outil informatique.
A cette époque, il est question d'expérimentations, de bidouillages pluridisciplinaires.
Au fil du temps, il a orienté son travail vers l’immatérialité dans l’art, ainsi que la logique induite par les ordinateurs.




Ainsi aujourd'hui il est devenu un artiste à l'aura internationale. Musées et Fondations le sollicitent pour créer des installations lumineuses et mouvantes.




A chaque fois le spectaculaire et l'esthétique sont au rendez-vous !
Le thème de la relation ambiguë entre l'homme et la nature revient souvent.
Les images réagissent aux mouvements des spectateurs et la magie opère...

L'Université de Cambridge a invité l'artiste Miguel Chevalier en 2015 à l'occasion de leur campagne de collecte de fonds, pour créer différentes projections immersives à l’intérieur de la King's College Chapel. Cette création spéciale accompagnait les discours des professeurs et des anciens diplômés qui ont réussis dans leurs spécificités.
La présentation des différents intervenants s'est conclue par l'intervention surprise du célèbre physicien Stephen Hawking, connu mondialement pour ses recherches sur les trous noirs.

Nous vous conseillons fortement de visiter son site internet  ou sont hébergées de nombreuses vidéos et photos:

 






lundi, août 08, 2016

L'ANAMORPHOSE KEZAKO ???

N'oubliez pas qu' ART RAIE vous suit partout même à la plage !

L’anamorphose qu'es ce que c'est ?

C'est ce qu'on vous propose de découvrir en cette période estivale.

Il s'agit d'une manière originale de jouer sur les formes et l'espace !

Nous suivrons les œuvres de l'artiste contemporain 
 FELICE VARINI qui utilise ce jeu de l'esprit !

Commençons d'abord par sa définition pour bien comprendre de quoi il s'agit.
L'anamorphose, en peinture, en dessin ou en gravure, est une image déformée, étirée en hauteur, en largeur ou en profondeur, qui constitue une sorte de rébus optique.
Le redressement de cette image peut s’effectuer, pour une lecture correcte, en la regardant d'un point de vue déterminé dans l'espace ou à l'aide d'un miroir cylindrique ou conique qui est placé perpendiculairement à elle.

Le peintre Felice Varini utilise comme support les lieux et les architectures.
Il travaille donc en utilisant cette technique qui permet de recomposer une forme à partir d'un point de vue unique.
Pour éviter les méningites voici tout simplement des photos de ses performances.
Un style résolument moderne mais qui s'intègre à merveille dans cet environnement urbain...








Voila donc ce procédé.
Si vous avez passez sur Marseille, il y a jusqu'au 2 octobre prochain une exposition sur le toit terrasse de la Cité Radieuse.
Felice Varini s'est approprié l'architecture du Corbusier !





lundi, juillet 18, 2016

BIG EYES

Qui n'a pas vu accroché sur un mur d'un vieux café ou d'une maison un petit garçon (ou une petite fille) avec de gros yeux tristes?


C'est l’œuvre d'un couple: les KEANE.
ART RAIE est sur les traces de l'artiste à l'origine de la Big Eyes mania qui submergea les États-Unis et le monde dans les années 1950-60.

Walter Keane
San Francisco, Walter Keane, présente une série d'enfants dotés de gros yeux volumineux.
Les proportions physiques ne sont pas respectées. Une méthode aussi évidente que lourde pour exprimer un sentiment de tristesse inconsolable sur le visage du sujet dessiné.
Doté d'une grande force de dissuasion et impitoyable en affaires, Walter annonce fièrement en être l'auteur.
Le succès arrive.
Les commandes s'arrachent et les expositions s’enchaînent...

Monsieur et Madame Keane

Quelques années plus tard, l'ascension de Walter Keane ne faiblit pas.
Il a une idée révolutionnaire pour l'époque: vu que la «middle class» américaine ne peut pas se permettre d’acheter ses toiles si chères, il vend à bas prix de simples reproductions imprimées.
C'est le Bingo!


Un véritable succès commercial mais l'histoire ne s'arrête pas là!
Il se met en collaboration avec la grande distribution et toujours dans une optique de vente agressive, il inonde l'ensemble des supermarchés du pays de ses créations!
Re-Bingo!
Walter Keane envahi les cuisines et les chambres à coucher de la classe moyenne jusqu'aux demeures des stars d'Hollywood, le siège de l'ONU, et même quelques musées.


Nathalie Wood toute fière de sa dernière acquisition


Les critiques d'art sont irritées car pour elles ce n'est qu'un peintre du dimanche! Certains hésitent comme A.Warhol («...son travail doit être bon, sinon tant de personnes ne l'apprécieraient pas ! »

L'homme agace.  
Il se compare même volontiers à Rembrandt, Degas ou Michel-Ange!
L'argent coule à flots. Toujours plus.
Sur un plateau de télé il raconte que son inspiration est venue durant un séjour à Berlin à l'après-guerre. Des hordes d'orphelins erraient dans les rues dans la misère la plus totale. Un souvenir douloureux qu'il exorcise depuis...sur ses toiles...
Comme c'est touchant...

Tout semble marcher à merveille et d'un seul coup patatras!

Scandale!

Madame Margaret Keane qui, jusque là, est restée en retrait vis à vis de son mari parle.
Elle affirme alors avoir réalisé l'ensemble des œuvres de son mari .


Que celui -ci est incapable de tenir un pinceau!
Pire encore, elle avoue que Walter est un alcoolique qui la frappe et l'oblige à peindre!
Les médias de l'époque s'emparent de l'affaire, le public est outré.

Margaret Keane gagne son divorce et prouve à la justice américaine qu'elle est bien la seule et unique créatrice du couple !

Walter Keane, le traître, le menteur, meurt ruiné en 2005 sans jamais, en ignoble mythomane, céder sur sa version des faits.

Margaret elle peint toujours...
librement...


Elle a juste appris à se vendre depuis...(voir ici)
Tim Burton réalisa en 2014 un film intitulé « Big Eyes » retraçant ce phénomène Keane quand même assez tragique...(voir ici)

jeudi, juin 02, 2016

"THE NEXT REMBRANDT"

Plus de trois siècles après la disparition du grand peintre hollandais REMBRANDT, l'informatique nous replonge dans son univers !

Souvenez-vous !
L'année dernière Fujifilm avait réalisé un copiage quasi parfait d'un Vincent Van Gogh.
Les fameux empâtements et petites craquelures du vernis avaient été recopiés par une impression 3D à haute résolution.
On parlait à ce moment-là que de copie. De qualité, certes mais de copie...



Le 5 avril dernier, c'est Microsoft qui créa l’événement. Et il était de taille !
Dans la course à la maîtrise absolue de l'intelligence artificielle, Microsoft, la banque ING, l'université de Delft ainsi que deux musées hollandais présentaient une toile à la Rembrandt.
Un programme informatique a réalisé une prouesse artistique : concevoir une nouvelle œuvre du peintre « the next Rembrandt ».
Un tableau numérique capable de tromper l’œil de n'importe quel expert !



Historiens, développeurs,analystes et ingénieurs ont travaillé dix-huit mois sur ce projet hallucinant.
300 œuvres du maître ont été scannées méticuleusement. Un algorithme capable de retenir une réponse issue d'un mélange savant de données fut mis au point.
La réponse arriva un jour : le portrait d'un homme blanc (âgé entre 30 et 40 ans) regardant vers la droite, doté d'une certaine pilosité faciale, portant des habits sombres, une collerette et un chapeau !



Les deux développeurs Morris Franken et Ben Haanstra ont ensuite affiné ce portait robot en cherchant le juste écart entre les yeux, la forme de la bouche, les cheveux.
Il fallait regrouper l’ensemble des paramètres géométriques, l'ensemble des traits spécifiques qui font d'un Rembrandt un Rembrandt !


Pas question d'imprimer l’œuvre en 2D. Pour que la réalisation soit parfaite, une impression en 3D a été retenue. L’œuvre réalisée comporte donc reliefs et textures ! 148 millions de pixels et 168263 fragments de peintures l'a composent !


« the next Rembrandt s'inscrit dans l'histoire de l'art assisté par ordinateur.
Nous avons là un chef d’œuvre artificiel. Artificiel mais captivant ! Un original authentique !
Ce tableau est le début d'une révolution dans l'histoire de l'art.Nous avons là une représentation qui n'éclipse pas l'objet, puisque l'objet, en quelque sorte, n'existait pas au préalable. On n'est pas dans la copie ni dans la création pure.L'homme n'a pas tenu de pinceaux. Il a coordonnée les entrées d'un algorithme. La mémoire artificielle a fait le reste...

Cette technique employée pourra servir plus tard à la restauration de tableaux, à terminer des peintures inachevées, à donner vie à des œuvres simplement projetées par écrit ou à l'état de croquis...

Des questions se posent quand même comme celles touchant à la propriété intellectuelle artistique.
A savoir Les droits patrimoniaux (qui permettent à l’auteur d’autoriser les différents modes d’utilisation de son œuvre et de percevoir en contrepartie une rémunération) et les droits moraux (dont la finalité est de protéger la personnalité de l’auteur exprimée au travers son œuvre).

A travers ces géants comme Microsoft, Google, Facebook et autres qui réalisent petit à petit une symbiose totale entre la technologie et les éléments qui composent notre existence,
n'y a-t-il pas un risque pour chacun d'entre nous de nous éloigner doucement de la réalité?
N'y a-t-il pas un risque de nous éloigner de la vraie liberté de création ?
Enfin, n'y a-t-il pas un risque d'abandonner peu à peu le « hasard » ?
Nous ne sommes qu'en 2016. Peut-être que nous n'avons pas le recul nécessaire pour analyser correctement et comprendre ce tournant de l'art...

Pour voir le film documentaire du projet : ici

Le site officiel : ici

La maison de Rembrandt : ici


dimanche, mai 01, 2016

DOUANIER ROUSSEAU L'ELECTRON LIBRE

HENRI ROUSSEAU est né à Laval en 1844.
Pendant plus de vingt ans de 1872 à 1893, il fut employé de l'Octroi de Paris 
(l'octroi était une taxe perçue à l'entrée d'une ville sur certaines denrées. Elle fut supprimé en 1948), 
ce qui lui a valut son surnom de DOUANIER ROUSSEAU, avant de se consacrer entièrement à la peinture.
Ses débuts mal documentés contribuent à alimenter le mythe d'un peintre spontané.
«J'avais 42 ans quand j'ai touché un pinceau pour la première fois» confessa t-il.
Très vite, il fut la cible de moqueries des autres peintres de l'époque.Boudé des acheteurs et des critiques, le temps a rendu justice à son art singulier (il est exposé à présent dans les plus grands musées).


Le Douanier Rousseau est-il naïf ou moderne?
ART RAIE se penche sur 5 œuvres pour essayer de comprendre cet artiste.
 


Surpris! (1891) 130*162


Un tigre, ses yeux fixes comme hallucinés, la gueule déformée par un rictus de terreur, semble posé en équilibre sur la végétation!
Sa queue démesurée tel un serpent est projetée entre les herbes hautes traduit l'impression de vitesse de sa course.
La végétation couchée par le vent est d'une grande richesse de couleurs.La richesse de la palette de Rousseau pour décrire cette jungle imaginaire est admirable.Tout est calculé pour obtenir un effet décoratif somptueux.
Les éclairs fendent le ciel et les rideaux de pluie zébrant régulièrement toute la surface de la toile traduisent la violence de l'orage.
Le peintre n'a pas inventé une telle scène : il utilisait des chromolithographies et des photos d'illustrations tirées de journaux populaires.Il ne quitta jamais Paris.Sa jungle à lui était celle du Jardin des Plantes.

Son Tigre surpris par l'orage fait l'effet d'un coup de tonnerre au salon des Indépendants de 1891.
Il est la risée de tous. 
A l'inverse des rieurs, Félix Valotton est saisi par la force de la toile:
« Son tigre est à voir; c'est l'alpha et l'oméga de la peinture, et, si déconcertant que les convictions les plus encrées s'arrêtent et hésitent devant tant de suffisance et tant d’enfantine naïveté »



La Guerre (1894) 114*195
 
Exposé au Salon des Indépendants de 1894, ce tableau clame l'absurdité des conflits, de la cruauté des hommes de pouvoir, de l'insatiabilité et de la lâcheté.
Il s'agit d'une allégorie. D'une idée figurée par des images symboliques.
Le mal triomphant est représenté sous la forme d'une harpie semant la mort et la désolation sur terre par un glaive et par le feu.Sa chevelure hérissée, comme la crinière de sa monture, exprime la sauvagerie à l'état pur.
Le personnage et le cheval courent probablement du même galop volant, battant l'air de leur jambes.
Ils survolent un paysage ravagé, ou gisent des blessés et des cadavres nus à l'exception d'un homme au premier plan, qui regarde le spectateur.
De funestes corbeaux se repaissent déjà de lambeaux de chairs.

La guerre ce mal qui consume notre part d'humanité...un sujet hélas toujours d'actualité...



La Bohémienne Endormie (1897) 130*201

Le clair de lune diffuse une douce lumière qui se reflète dans la crinière du lion et sur la robe de la Bohémienne.
Le lion semble veiller ou flairer la femme endormie tout en étant situé sur un plan plus éloigné.
Cette rencontre entre un lion et une femme dans un désert aride est une énigme à déchiffrer.
S'agit-il d'un rêve?
A chacun de s'inventer le dénouement de cette scène...!



La Charmeuse de Serpents (1907) 169*189

La charmeuse de serpents exerce son charme magnétique sur las animaux en jouant de la flûte.
Les serpents rampant au sol, entre les branches es arbres et sur ses épaules même, semblent danser au son de l'instrument, sous le regard d'une chouette et d'un oiseau spatule.
Le sujet incarne un être immémorial vivant en harmonie avec la nature.
L'épaisse jungle, ou se déroule la scène, représente le monde vierge de l'enfance de l'humanité.

Rousseau comme Gauguin avant lui, exprime dans cette peinture la nostalgie d'une terre, encore préservée, riche de sensations oubliées.
Son exceptionnelle construction asymétrique rend compte de sa maîtrise dans l'art de la composition.
Les surfaces denses des feuillages et des plantes, alternant avec des zones plus simples,
créent un effet de profondeur inhabituel chez le peintre.



Portrait de Monsieur X (1910) 61*50


Les surprenants Portraits de Rousseau illustrent d'une manière exemplaire comment il rendait l'ordinaire «extraordinaire».

Le visage est décomposé, coupé en deux par une ligne diagonale et on a du mal à voir s'il est représenté de face ou de trois quarts.
Es ce un pas vers ce qu'on appellera plus tard le cubisme?
La main est reliée à un bras rendu invisible par la veste sombre, comme si elle était détachée du corps.
A l'époque ce portrait a semblé si bizarre qu'il a échoué chez un brocanteur!

D'une manière générale, les portraits du Douanier sont pour le moins curieux.
Les détails ne sont pas logiques, la taille des modèles est déconcertante (le corps des sujets occupe presque toute la hauteur des tableaux).
Si faire des portraits était un moyen de gagner de l'argent, il arrivait souvent que ses modèles ne se reconnaissaient pas dans le résultat final! Au point de détruire le tableau!



Rousseau s'accordait une grande liberté de sa peinture. Refusant les principes admis par tous, les sujets convenus et les pensées communes.
Si sa technique du trait était maladroite et les proportions de ses sujets quelquefois déroutantes, il était cependant un grand coloriste.
Le Douanier fut un artiste incompris car inclassable.
Sa force est d'avoir créer un monde unique: son monde.

Un univers personnel, magique, où hommes et animaux se confondent. Un espace où la nature sauvage renvoie à la complexité de l'âme humaine.



samedi, avril 02, 2016

LES MURS DE VHILS

Retour dans la rue ce mois-ci avec un des artistes majeurs du street-art: Vhils !

Un succès bien mérité tant son travail est atypique.
Depuis plus de dix ans il est passé maître dans la réalisation de portraits gigantesques et saisissants.



 
Vhils sculpte des portraits d'anonymes sur des murs dégradés de nos villes contemporaines.
Il cherche non seulement à donner une seconde vie à ces supports délaissés, mais aussi à mettre en lumière de simples citoyens malmenés par une société qui évolue à toute vitesse en les laissant de côté.
Pour retourner ainsi ce processus d'effacement programmé, celui des choses et des êtres, Vilhs ne s'impose pas de limites.


Il expérimente en permanence divers moyens et techniques (burin, marteau-piqueur, acide, métal, bois, polystyrène, liège).
Autant de formes et d’œuvres qui disent toutes les liens évidents et subtils qui régissent les rapports d'une ville avec ses habitants.
Autant de formes et d’œuvres qui insistent sur la nécessité de préserver dans le bruit et la fureur notre part d'humanité.

A bien des égards, les murs sont le support le plus important sur lequel travaille Vilhs.
Utilisant projections, pochoirs, marteau,burin mais aussi des mélanges étonnants de peintures
(café, thé...) il réalise des portraits d'anonymes photographiés dans la rue ou des personnes ayant un lien particulier avec le lieu.
Le résultat est saisissant :



 
Les travaux sur affiches sont basé sur l'accumulation des couches de papier que l'on retrouve sur les murs des villes. Ici place à la peinture acrylique , au cutter et à la patience !
Cependant on retrouve encore dans cette démarche la volonté de faire ressortir telle ou telle couche, de tailler, de gratter d'épaisses agglomérations...



 
Pour ce qui est du travail sur métal : attention !
Notre artiste utilise une solution résistante à l'acide, de l'acide nitrique, de la rouille et de la cire !
Il superpose des photos et au final nous découvrons de très belles compositions :



 
Les dernières années ont vu Vhils faire un usage fécond du bois en tant que support, un médium auquel il toucha pour la première fois en 2009 et sur lequel il intervient surtout en entaillant des objets au moyen d'outils manuels. Portes, volets, panneaux trouvés ou récupérés, tout y passe !




Toutes ses œuvres ont tout de même un point commun, celui de montrer les influences réciproques entre une ville et ses habitants.




Site officiel : http://vhils.com/







dimanche, mars 06, 2016

LOVE SYMBOLS

Connaissez-vous l'origine de ces symboles tombés dans la notoriété public?
D’où viennent-ils ?
Qui en sont les auteurs ?
D’où vient la force d'un logo ?


ART RAIE est là pour les réponses !


Gerald Holtom a inventé en 1958 l'un des symboles les plus connus de l’histoire à l'occasion d'une manifestation contre une usine d'armement nucléaire.
Gerald Holtom
Il avait emprunté malicieusement le N et le D de l'alphabet sémaphore (utilisé dans la marine) pour promouvoir le « Nuclear Disarmament ».

Le graphiste britannique n'a jamais réclamé aucun droit, ni déposé de copyright pour ce logo, symbole de paix universel destiné à circuler librement.Parti de Londres, le désormais nommé « Peace and Love » fut ensuite repris massivement pour différents combats, comme le féminisme, les droits civils ou la guerre du Viêtnam. Son auteur décéda dans l'indifférence générale en 1985. Il ne toucha jamais le moindre penny pour sa création et n'en a d'ailleurs jamais réclamé.
Aujourd'hui sa maison a été remplacé par des bureaux sans la moindre plaque commémorative.






Jean Jullien est l'auteur du symbole des attentats du 13 Novembre 2016. 
Jean Jullien
 L'illustrateur nantais domicilié à Londres, habitué des journaux, a vu, à l'inverse, son logo emporté dans la spirale infernale des réseaux sociaux à la vitesse de l'éclair.


 Il est alors rentré dans un tsunami médiatique.
Petit génie de la synthèse d'actualités illustrées, Jean Jullien a depuis dû su justifier publiquement en expliquant avoir réagi par instinct.
Son visuel « Peace for Paris », reproductible à volonté, est, dans la droite lignée de son prédécesseur, un témoignage de l'attachement humain à un monde pacifié. Site officiel: ici



D'une manière générale la force d'un logo respecte quelques règles de base:

    1)   Être unique, et non sujet à confusion avec d'autres logos.
    2)   Être fonctionnel et pouvoir être utilisé dans différents contextes tout en conservant son intégrité.
    3)    Rester efficace reproduit en grand ou en petit.
    4)   Fonctionner en couleurs, mais aussi en une seule couleur (noir sur blanc), ton direct, ou en trames
          de  demi-teintes.
    5)    Être capable de maintenir son intégrité quand il est imprimé sur divers matériaux et objets.
    6)    Utiliser les principes de base du graphisme (espace, couleur, forme, consistance, et clarté).
    7)    Représenter la marque ou l'entreprise de manière appropriée.
    8)    Un code couleur simplifié à l’extrême (6 couleurs de base)
           en suivant une règle de bon sens qui est de combiner couleurs claires et couleurs foncées.
    9)    Une construction à base de combinaisons de formes géométriques ainsi qu'une grande
           stylisation des éléments graphiques.
           Ainsi, un logotype structuré sur une forme ronde, par sa référence à la Terre,
           à la nature en général véhicule une image de sécurité, de bien-être et d'apaisement.
          À l'inverse, le choix de formes triangulaires assure l'idée d'innovation, de progression et de    
          techniques de pointes.
          Les formes carrées quant à elles font référence à la stabilité et la robustesse.




Vous voilà informé ! A présent c'est à vous de créer votre logo !